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oct31 2013

Les joies du voyage en avion


Voyage

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Tags : avion, aéroport, voyage

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Pour voyager, à moins que vous ne réserviez d’année en année l’emplacement 47 du camping de la Grande Motte, il vous faudra probablement prendre l’avion. J’ai toujours adoré prendre l’avion, me promener à l’aéroport, regarder le panneau des départs et acheter du parfum au duty free. Cependant, avant de pouvoir se dorer la pilule sur une plage à l’autre bout du monde, il y a tout de même quelques épreuves à affronter. Puisque je n’ai pas encore hérité d’une arrière grande tante millionnaire, je ne peux que m’épancher sur les joies et les peines du voyage en classe économique. Voici donc selon moi une liste non exhaustive des plus gros fardeaux à supporter lors d’un voyage en avion. 

Le contrôle de sécurité

Avant de pouvoir aller poser son délicat fessier dans un siège pour 12 heures d’affilée, le voyageur doit se plier à l’humiliante épreuve du contrôle de sécurité. Le pire étant selon moi de passer les contrôles en hiver. Jonglant entre le manteau, le passeport, la carte d’embarquement, il faut penser à sortir l’ordinateur du sac, ne pas oublier de sortir son petit sachet de liquides soigneusement préparé auparavant pour les plus attentifs, ou alors jeter la bouteille d’eau que l’on vient de payer 15 francs au bar de l’aéroport juste avant. Arrive ensuite toujours le moment fatidique de déambuler en chaussettes sur le sol glissant, tout en repassant 15 fois sous le portique en enlevant à chaque fois un accessoire, pour finir par se faire tâter vigoureusement par la grosse Bertha pas plus aimable qu’une porte de grange. Tout ça pour finir par oublier sa carte d’embarquement dans le casier en plastique et revenir la chercher complètement paniqué quelques minutes plus tard. 

Les écouteurs

Après avoir fait 3 fois le tour des boutiques, s’être acheté un coussin de nuque même si on en a déjà 5 à la maison, et attendu à la porte d’embarquement, il est enfin temps de prendre place sur le siège minuscule qui sera notre foyer pour les prochaines heures. Assez vite, l’ennui nous guette et nous nous réjouissons donc de pouvoir regarder moults films pendant le vol. Sauf qu’évidemment, il serait trop facile de fournir à nos oreilles le confort de notre casque ou écouteurs favoris. La plupart des avions (à part l’A380 me semble-t-il) ne sont pas compatibles avec les écouteurs d’Iphone ou les casques. Il faut donc utiliser les écouteurs distribués par les hôtesses, qui DETRUISENT littéralement les oreilles au bout de deux minutes d'écoute. 

Pourquoi? Pourquoi les compagnies dépensent-elles de l'argent pour distribuer ces écouteurs dont personne ne veut? Pourquoi mes oreilles n'ont elles-pas le droit de profiter des moelleux coussins de mon casque Urbanears? Mon corps est déjà meutri par les 4 centimètres carrés d'espace vital dont je dispose, laissez au moins mes esgourdes s'épanouir!

Le voisin

Sauf chance extraordinaire, vous aurez probablement à partager votre espace avec un inconnu pendant de nombreuses heures. Statistiquement, vous aurez beaucoup de chances de vous retrouver côté hublot et votre voisin côté couloir, vous bloquant pernicieusement l’accès vers la liberté. Le voisin en question va très certainement s’endormir dans un sommeil profond, et c’est là que se posera le problème le plus terrible : vous aurez envie de vous lever. C’est là qu’il faut mettre en place une technique déjà testée et plutôt efficace : se mettre à gigoter très subtilement, juste assez pour que Jean-Robert se réveille. Vous pourrez alors très innocemment lui demander de se lever. Répétez l’opération autant de fois que nécessaire et ignorez les regards haineux que vous finirez par déclencher.

Le froid

Lorsque vous partez, ivre de joie et de bonheur pour vos très attendues vacances aux Maldives, se pose un problème que l'on oublie souvent: dans un avion, il fait -8'000 degrés. Vous voilà bien maligne, vous Madame, qui étiez trop pressée d'étrenner vos tongs et votre nouvelle robe d'été. Après tout, pourquoi s'encombrer avec un pull alors qu'on part 15 jours en plein soleil? Oui, mais non! Quelques heures plus tard, enroulée dans 15 couvertures, avec un stalactite vous pendant sous le nez, vous regretterez votre choix! 

La tête à la sortie de l’avion

Il existe des filles qui, après un voyage de 24 heures, arrivent fraîches comme une rose à destination, gambadant joyeusement sur leurs talons aiguilles. Nous ne sommes pas du même monde. Je fais partie de ceux qui sortent de l’avion complètement dévastés, les cheveux électriques et plats, le teint gris et les yeux secs. Le tout tombe à pic, puisque désormais la plupart des pays prennent une photo des nouveaux arrivants à la douane. Je plains l’officier qui se farcit des photos de tronches de cake à longueur de journée.

Avant / après
Avant / après

Heureusement, tous ces problèmes seront oubliés une fois arrivé à destination! Vous pouvez à présent aller en toute quiétude vous faire arnaquer par un chauffeur de taxi pour rejoindre votre hôtel. 

Et vous? Racontez vos anecdotes sur vos voyages en avion! Y a-t-il une compagnie qui rend la classe éco plus supportable?

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